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De l’Ipad dans l’éducation, les musées ou pour les seniors

 

De l’Ipad dans l’éducation, les musées ou pour les seniors

Quels usages pour l’Ipad et consorts ?

Maintenant que le suspens est terminé et que nous connaissons les spécifications de l’Ipad, bien qu’un peu déçus de ne pas avoir été plus surpris, nous pouvons nous interroger sur ce qu’il est possible de faire avec un Ipad à l’école, au musée ou pour des seniors (les 3 axes de recherche d’Erasme).

Au collège :

Vous allez me dire : de toute façon 400 $ c’est trop cher. Je vous répond, combien vous avez mis dans la DS, le MP3 et dans le lecteur DVD de la voiture ? il faut imaginer que le budget loisir familial se déplace et finance l’appareil, pour qu’on n’ait plus que le souci d’en inventer des usages pédagogiques. C’est l’intérêt d’un produit multifonction via à vis d’un produit limité comme un Ebook standard : cela gomme donc la différence de prix.

1) Transporter et lire des manuels numériques.
C’est la première application auquel je pense, puisque nous sommes engagés dans une expérimentation utilisant les manuels numériques en ligne. L’objectif principal est d’alléger le poids du cartable. Dans une tablette, dès lors qu’elle offre une qualité de lecture suffisante, on peut imaginer transporter tous ses manuels scolaires et dès lors faire une substantielle économie de poids.

Avantage de l’Ipad : la couleur (ce qui est rédhibitoires pour les manuels les plus encombrants : histoire géo, Sciences de la vie et de la terre), l’animation et l’interaction que ne permettent pas les technologies d’encre électronique actuellement. .

Inconvénient :
- ne supporte pas le flash, or tous les manuels numérique des éditeurs français (Hatier, Magnard, ...) sont en flash. Cela demande donc soit de les mettre au format Epub (et perdre le peu d’interactivité) ou bien de faire une app dédiée.
- obligation de passer par l’appstore : Les manuels scolaires participent pour beaucoup à l’équilibre financier des les librairies locales, c’est délicat de supprimer tout un tas d’intermédiaires français au profit d’une multinationale.
- la qualité de la lecture est certainement moins agréable que de l’encre électronique.
- l’autonomie de 10h exige de le recharger chaque jour ou de multiplier les prises électriques dans les salles de classe.

Solution : il faudra regarder de près les solutions de d’encre électronique couleur. L’Adam avec son écran PixelQI est le premier annoncé, mais dès qu’une techno sera fiable, on peut espérer que des industriels comme Bookeen suivront. Eux sont ouverts et non fermés sur leur store, et font des produits simples et ergonomiques (bien meilleurs selon moi que Sony ou Irex).

Sans attendre, il serait intéressant de travailler avec l’excellent Sesamath (qui est de qualité et libre) pour explorer son reformatage pour tablette interactive : au format Epub et sous forme d’une application.
Le frein principal viendra des autres éditeurs qui ont peur de perdre des parts sur leurs marchés actuel en allant vers les manuels numériques.

2) Accéder à l’ENT
Et en premier au cahier de texte avec ses pièce jointes. Là, en effet, l’Ipad est un terminal très intéressant puisqu’on est en principalement dans la consultation, avec quelques fonctions de communication (mail et commentaires).
La couleur, pour cette fonction, n’est pas déterminante, par contre l’ergonomie et la rapidité d’interaction l’est. L’Ipad a un avantage en ce sens envers les lecteurs d’ebooks habituels.

3) Interactions en classe
On peut rêver un peu, et imaginer d’utiliser des tablettes tactiles et connectées pour articuler le travail individuel et la diffusion collective dans la classe.
Les travaux individuels (ou collaboratifs) des élèves pouvant être rediffusés par le professeur sur le TBI.
L’intérêt des tablettes vis à vis de portables, c’est que l’on peut en déployer très rapidement, très simplement (pas de fil, pas de clavier) et les ranger dans un espace réduit.

4) Enseigner les langues
Disposant d’un microphone, on peut conduire tous les projets de balladodiffusion / enregistrement sur un Ipad, et en rajoutant la vidéo. Cela n’apporte sans doute pas grand chose vis à vis d’un Nano ou d’une clef Mp3.


Au musée :

1) Super audioguide multimédia et interactif.
De même que les musées se sont lancées sur des applications Iphone mettant en valeur une exposition ou une collection, on verra certainement des applications Ipad qui exploiteront la plus grande taille de l’écran pour des meilleures vidéos et surtout du texte vraiment lisible.

La connectivité Wifi permettra d’intégrer des informations venant d’internet et notamment d’ajouter une dimension réseau sociale : affichage des commentaires de mes amis, ou stream de la discussion qui est en cours sur Internet...

Inconvénient : Par contre il sera difficile de le mettre en prêt au public car cela demanderait de l’adapter pour le verrouiller et interdire l’accès à d’autres fonctions. Ceci sort du modèle principal d’Apple, il n’est pas sur qu’ils acceptent d’en faire un terminal spécialisable.

Dépourvu de caméra, les applications de réalités augmentées et les Qr codes sont interdites à l’Ipad. Il ne dispose pas non plus de lecteur RFID ou NFC, ni de fonction de géolocalisation (à moins d’intégrer une solution de géoloc Wifi dans l’application, mais je n’ai rien vu de convaincant pour l’instant) Il faudra donc attendre la V2 ou 3 pour en faire un terminal avec des fonctions d’augmentation de visite très nouvelles.

2) Une interface multitouch toute intégrée
C’est vrai que pour faire un petit écran interactif multitouch intégré dans une scéno c’est assez tentant, mais il faut bidouiller un peu pour que les utilisateurs ne puissent pas sortir de l’application et donc l’insérer dans un meuble sans accès au bouton "home".
Après comment gère t’on un éventuelle plantage de l’application, l’extinction et le lancement de la machine ...
Donc à moins qu’Apple ne donne un accès administrateur distant à un parc d’Ipad pour des clients professionnels cela ne semble pas envisageable.


Pour les personnes âgées :

L’Ipad pourrait-il résoudre les problèmes d’accessibilité numérique pour des personnes âgées qui ont des difficultés à se mettre à l’ordinateur ? C’est certain qu’il enlève le gros barrage de la souris et qu’il fera moins peur qu’un PC.
J’ai du mal à me rendre compte de ce que cela peut représenter. La seule solution sera d’en mettre une dans les mains de quelques seniors et d’étudier leurs réactions.
S’il est possible de le synchroniser simplement en Wifi avec des albums photos, cela peut reprendre des fonctions du webnapperon.
Il me semble qu’il ne pourra pas être mis entre les mains d’une génération qui aurait trop peur d’une technologie, mais s’adresserait bien à un public intermédiaire qui a envie de se mettre à la technologie mais ne veut pas non plus trop s’investir. A ce titre, ce peut être un terminal accessible intermédiaire.
Dans cette perspective, il faudra aussi suivre les possibilités intégrées de commandes vocales.

Et vous à quels usages pensez vous dans ces trois domaines ?

vendredi 29 janvier 2010 par Yves-Armel Martin