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Comparaison de 4 eReaders

 

Comparaison de 4 eReaders

Depuis deux ans, le centre Erasme s’intéresse aux encres électroniques en rapport à ses différentes mission pour la culture, l’éducation ou les personnes porteuses de handicap.
Dans le cadre muséographique, il s’agirait un jour de remplacer les cartels papier par une version dynamique électronique, ou bien d’ajouter à l’audioguide une fonction lecture.
Dans le cadre scolaire, le Département voudrait travailler sur l’allégement du cartable en proposant des manuels numériques aux élèves.
A ces fins, Erasme teste les différents lecteurs du marchés. Nous avons par ailleurs étudié la technologie particulière de Nemoptique qui présente l’intérêt d’avoir des coûts de production assez faibles mais qui a un important problème de reflet pour les applications envisagées.

Nous publions ci dessous un petit comparatif de quatre modèles de lecteurs qui sont sur le marché : notre ancien Iliad , et trois modèles récents : le Bookeen, le Sony prs 505 et l’Irex digital reader 1000s.

Comparaisons ebooks

Item iRex iLiad Sony PRS505 Bookeen Cybook Gen3 IRex 1000S
Ecran 8.1 6 6 10.2
Affichage 768x1024 600x800 600x800 1024x1280
Niveaux 16 8 4 16
Résolution 160 170 166 160
RAM 16 128Mo
Mémoire interne (Mo) 256Mo 256Mo 512Mo Non
Stylet : écran tactile Oui Non Non Oui
Temps de boot (s) 62 2 22 64
Temps retour lecture (s) [1] 62 3 24 70
Autonomie annoncée 10 h 7500 pages 8000 pages 80 h
Chargement USB Non Oui Oui Oui
Stockage de masse Oui Oui Oui Non
Lecteur SD  ? Oui Oui Oui
PDF Oui Oui Oui Oui
Texte Oui Oui Oui Oui
Epub, Prc Non, Oui Oui, non Non, Oui Non, Oui
HTML Oui Non Oui Oui
JPG/PNG/TIFF/BMP 0/0/N/O 0/0/N/O 0/0/N/N O/O/O/O
MP3 Non Oui Oui Non
Poids (g) 435 260 174 535
Prix 650€ $260 280-380€ $750

iRex iLiad

Iliad Irex
Depuis mai 2007, nous utilisons un Iliad de chez Irex. Il s’agit donc de la première version de l’Iliad qui n’utilise pas la dernière version de la technologie E-ink.
Il n’est pas tout à fait juste de le comparer avec la dernière version des autres lecteurs, il faut donc pondérer le tableau ci dessus, qui n’a pas été fait avec la dernière génération d’Iliad.

A l’usage, l’Iliad présente un important problème de rémanence à l’écran : celui-ci reste marqué des pages affichées précédemment. Ce problème est apparu avec le temps, rendant l’appareil à peu près inutilisable maintenant. Il faudra donc voir comment les autres appareils évoluent dans le temps. Pour pallier à ce problème, le Bookeen et le 1000s passent systématiquement par un fondu au noir entre chaque page afin d’éviter ces marques.

Par ailleurs, l’Iliad est globalement très lent, puisqu’il lui faut plus d’une minute pour démarrer et deux fois plus de temps que les autres pour tourner une page. La navigation dans les menus est relativement complexe et donc très lente.

Il ne peut se recharger par l’USB et dispose donc d’un connecteur spécifique avec une prise courant et une prise USB qui est à la fois encombrant, oblige à se brancher sur le courant pour recharger l’appareil et enfin, étant trop court, demande une rallonge supplémentaire si on voulait à la fois recharger son Iliad et mettre à jour son contenu. Les nouvelles versions des Ebooks utilisent tous une connectique standard miniUsb qui assure les deux fonctions : recharge et mise à jour.

En revanche, le contrôle précédent/suivant pour faire défiler les pages est très sympa. Dommage qu’il n’ait pas été repris dans le 1000S, mais il l’est dans le nouvel Iliad.
La résolution de l’écran est assez bonne même si le contraste est meilleur sur les nouveaux ebook. Et la taille de l’écran est un intermédiaire entre le format poche et le A4 du eRex 1000S.

Le logiciel fournit avec l’Iliad n’est pas une merveille d’ergonomie, par contre il est compatible avec Mobipocket reader (sous Windows) qui lui apporte beaucoup de fonctions intéressantes : abonnement à des flux RSS et mise à jour automatique des appareils, conversion des fichiers word et pdf en format mobipocket (prc) vectoriel ce qui permet donc d’augmenter la taille des caractères sans devoir naviguer dans une page plus grande que l’écran comme avec les PDF.

Car la lecture des PDF a l’inconvénient d’être uniquement en mode rendu graphique (contrairement au Sony) : la mise en page est préservée mais la lecture quand on zoom dans le document est très complexe.

Sony PRS505

Sony reader
C’est l’appareil avec le plus de boutons (et oui pas de Kindle vendu en France pour le battre sur ce sujet). C’est finalement plutôt un inconvénient : boutons redondants, symbolique pas claire.
L’écran est petit comme tous les formats poche. On ne peut lire du A4 qu’en modifiant l’orientation dans les menus, et en lisant demi page par demi page.
Du coup, en orientation paysage, les boutons 0 à 9 sont inutilisables dans les menus qui restent affiches en mode portrait !
En revanche, ce mode de lecture (paysage, demi page) est bien fait : les lignes qui appartiennent à l’autre demi-page sont plus claires (je prenais ça pour un défaut de l’écran au départ), ce qui permet d’enchainer facilement au niveau de la lecture. Vraiment malin, même s’il faut un petit temps d’adaptation (en fait, au début c’est pas évident de faire confiance au lecteur et on a tendance à lire le texte clair pour être sûr).

Les différents boutons permettent toutefois de naviguer rapidement dans une bibliothèque de document importante, de placer des signets et de les retrouver.
Un autre point fort du Sony est sa touche zoom qui est très accessible et passe un PDF en mode texte dès qu’on zoom dedans : avantage cela permet de grossir les caractères sans avoir à naviguer dans une grande mise en page, inconvénient cela casse les mises en pages complexes. Pour la lecture d’articles scientifiques en PDF c’est très intéressant, pour la lecture d’un document graphique comme un plan c’est rédhibitoire.

L’avantage de la petite taille c’est pour le transporter : il tient dans certaines poches, et sa couverture permet de l’embarquer sans se demander si l’écran sera fendu en deux à l’arrivée. Il est par ailleurs en métal et très lourd, ce qui ajoute à la sensation de robustesse, mais rebutera les adeptes de la légèreté qui se tourneront plutôt vers le Bookeen.
Le son du lecteur MP3 est bluffant par contre, même si comme lecteur, on a vu mieux, mais bon, ce n’est pas ce qu’on lui demande au départ. On peut écouter les MP3 en lisant, mais la navigation dans les menus est pénible, particulièrement en mode paysage. Les médias sont tous présentés à plat : l’arborescence de la SD est aplatie, ce qui ne facilite pas la navigation dans ses documents.

Le défilement des pages est très lent comparé à l’iRex S1000 : environ deux fois plus long pour le changement de page.

Comme à son habitude Sony aime les environnements fermés et propriétaires : impossible d’utiliser le PRS 505 avec Mobipocket, on est obligé d’utiliser le logiciel maison de Sony Ebook Library qui est nettement moins ergonomique que Mobipocket, ne permet pas de s’abonner à des flux RSS. L’import de PDF les laisse au format pdf et ne les convertit pas en mobipocket, la fonction de zoom y pallie mais ralentie la lecture. Il ne lit pas les prc mais seulement les Epub (version de prc + DRM. On voit vers où veut aller Sony comme d’habitude).

En résumé : c’est agréable pour lire comme ça, pratique à emporter, robuste, rapide à démarrer. L’absence de stylet interdit la prise de notes (compte tenu de la taille de l’écran, c’est de toutes façons compromis dès le départ) et la navigation est vraiment lente.
Sony a sorti un PRS 700 aux Etats-Unis qui a plusieurs intérêt s : éclairage par LED pour une lecture dans le noir et écran tactile.
Si Sony sort un 10", ça sera sûrement quelque chose à tester.

Bookeen Cybook Gen3

Bookeen
C’est le plus simple, le plus léger et celui aux spécifications les plus modestes.
La résolution de son écran est moins bonne que les autres, mais cela ne gène pas la lecture. Le piqué est juste moins bon. C’est un format poche. Mais avec de bons yeux on peut l’utiliser pour des partitions de Jazz (grille d’accord) mais pas une partition de musique classique.
Le temps de passage d’une page à une autre est assez bonne.
Il dispose de très peu de boutons : un bouton qui ouvre le menu, 4 directions haut/bas/droite/gauche et sur la tranche droite deux boutons volume et la tranche gauche 4 petits boutons aux pictogrammes illisibles : poubelle (inactive), retour arrière, menu, lecture de son.

Avec si peu d’éléments d’interface et évidement pas d’écran tactile, il faut donc entrer dans les menu pour naviguer. Tant qu’on a peu de documents c’est très simple et très efficace, par contre, dès que les documents sont un peu nombreux ou que l’on veut naviguer à l’intérieur d’un document cela devient long et complexe car il faut ouvrir un menu, taper sur un clavier virtuel le numéro de la page à atteindre.

Les boutons latéraux ne sont pas très bien passé : en tenant le lecture dans la main gauche pour lire on les active souvent par erreur.

Le Cybook se frise au démarrage environ une fois sur dix, il faut alors faire un reset qui le remet en ordre. Heureusement on ne perd pas ses livres au reset, mais c’est toujours énervant de courir après un objet pointu pour ouvrir un livre...

Le Cybook est par contre très ouvert, on voit toute l’arborescence des fichiers contrairement au Sony et il est compatible Mobipocket reader ce qui permet donc de s’abonner à des flux RSS, de convertir des PDF et Word en epub...

L’autonomie est redoutable : je l’utilise depuis plusieurs semaines sans me soucier de l’autonomie, il me suffit de le brancher de temps en temps pour le mettre à jour et je m’aperçois que la batterie est rechargé en même temps.

Petit point noir : la sortie audio est en jack 2,5 et non en 3,5 comme tout le monde : vous pouvez ranger vos écouteurs habituels.

iRex Digital Reader 1000S

Irex
Cet appareil est dans un autre format et aussi une autre game de prix, puisque c’est une tablette A4 (ou presque : 12 pouces de diagonale), fonctionnant avec un stylet, et dont le prix avoisine les 700 euros.

Son point fort est la dimension et la qualité de l’écran qui permet de consulter des documents interdits aux autres : partitions classiques, schémas...

La présence d’un stylet permet aussi de prendre des notes et permet d’ouvrir et de naviguer dans les menus.

Le Digital Reader dispose aussi de 9 boutons capacitifs permettant de naviguer dans les documents et entre les documents.

Pourtant le gros problème de l’Irex est son ergonomie : les boutons capacitifs sont déclenchés par simple effleurement et donc souvent par erreur. Le menu proposé est vraiment dans une logique informatique d’ouverture multiple de dossier qui le rend inutilement très complexe.

Comme l’Iliad, il est compatible avec Mobipocket Reader.
Il a encore deux défauts : il est très lent à démarrer et dispose de peu d’autonomie.
C’est donc un produit encore immature que nous avons testé : attendons donc la prochaine mise à jour du firmware.

Si vous voulez en savoir plus sur le Digital Reader, lisez le compte rendu de la prise en main de l’appareil par Michel. Cocasse non ?

Conclusion

Le choix parmi les eReader testés se fera en fonction de l’usage.
Pour une lecture fréquente, en transports en commun, en vacances, en déplacements : le Cybook et le Sony sont parfaits.

On préfèrera le Cybook pour l’avoir toujours avec soi et en complément d’un PC qui le mettra à jour régulièrement (par exemple pour lire des flux RSS et quelques documents).

On préfèrera le Sony si l’on veut transporter une importante bibliothèque de documents ou si l’on veut travailler, marquer les pages et naviguer dans des grands documents.

Pour lire des documents techniques, de travail (prise de notes), des partitions, le tout lors de longues sessions (il faut amortir le temps de boot et de repositionnement) : l’iRex est probablement le meilleur choix, ou plus exactement, le seul choix possible compte tenu de la taille de son écran. Il faudra s’attendre par contre a de grosses montées d’adrénalines et de nombreuses frustrations. Mais compte tenu de sa grande surface portante, il est toujours possible de s’en servir de frisbee pour se soulager...

Si vous avez d’autres expériences complémentaires n’hésitez pas à les apporter en commentaire.

[1du boot à la dernière page lue

samedi 29 novembre 2008 par Yves-Armel Martin, Michel Blanc