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Réalité augmentée

 

Réalité augmentée

Le dispositif d’aide à la visite parfait devrait être discret, léger, simple d’utilisation, multimédia et totalement personnalisé. Il devrait reconnaître de manière autonome ce que le visiteur est en train de regarder et lui proposer des compléments d’informations à la demande, tout en étant le plus transparent possible pour l’utilisateur.

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Le principe de la réalité augmentée (évoqué par Ivan Sutherland, l’un des pères de l’informatique graphique dès la fin des années soixante) consiste à ajouter à notre perception du réel des images et informations virtuelles. Les recherches portent actuellement sur des lunettes de visualisation dotées d’une surface semi-transparente qui laisse le regard les traverser, tout en donnant la possibilité d’y incruster des informations et des images. On commence même à parler de lentilles de réalité augmentée.

Pour l’instant les dispositifs sont plutôt expérimentaux et pour le moins encombrants :

Ce projet Lifeclipper proposait une marche audiovisuelle dans une réalité virtuellement augmentée à Bâle en suisse. http://www.torpus.com/lifeclipper/


La problématique de la réalité augmentée est de savoir ce que regarde le visiteur pour lui proposer une information complémentaires. Deux techniques sont utilisée : soit le dispositif analyse l’image qu’il voit et y repère des élèments particuliers, soit il s’appuie sur une autre information : angle de rotation etc.
Dispositifs fixes
Les dispositifs fixes utilisent cette deuxième technique.
On peut avoir ainsi un écran placé sur une tourelle, et un capteur à l’intérieur de l’axe qui détecte l’angle tournée.

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Directvision
Utilisé dans l’expo Ni vu ni connu

A Erasme nous utilisons un compas magnétique, mais la solution DirectVision qui avait été utilisée dans l’exposition Ni vu, ni connu a recours à une tablette wacom et un stylet intégré au meuble.

Prochainement , un télescope de réalité augmentée développé par le Citu, sera installé sur l’Arc de Triomphe à Paris pour observer les bâtiments, les zoomer et obtenir des informations supplémentaires sur les monuments ( texte explicatif et des images 3D de différentes époques qui se superposeront aux édifices).

Dans la même veine, la société allemande Art+Com a réalisé un dispositif de réalité augmenté pour les dinosaures du Musée d’Histoire Naturelle de Berlin.

La société Alterface propose deux solutions commerciales :

-  La surimpression d’une images à son reflet dans un miroir.
Ce dispositif est utilisé actuellement à la cité de l’espace de Toulouse pour découvrir les organes du corps humain.

-  Une caméra au dos d’un écran capture des images. Le logiciel isole des éléments d’intérêts et enrichit les observations au moyen d’effets infographiques, vidéos ou sonores.

Dispositifs mobiles

Les dispositifs mobiles s’appuient sur des solutions d’analyse de l’image éventuellement complété par des boussoles et autres accéléromètres.

Il peut s’agir :
- d’un petit appareil portable (PocketPC ou Palm) avec une caméra intégrée. C’est le cas des prototypes réalisés par les labos d’Orange à Rennes, et présentés à Laval Virtual 2007. En cadrant une toile avec la caméra de l’appareil, on voit apparaitre des informations complémentaires à l’écran.
- d’un téléphone-photo. C’est en tout cas ce dont rêve Nokia qui a développe un logiciel dans ce sens.
- de lunettes avec écran intégré, mais qui pour l’instant nécessitent de porter un sac à dos avec un portable dedans ! Cf ci dessous ce qui a été testé à Athènes.
- on annonce même des lentilles de contacts comportant un écran intégré. L’université de Washington a annoncé d’importants progrès dans ce sens. On est cependant encore loin d’une commercialisation.

Des dispositifs mobiles ont été testés à Athènes pendant l’été 2004. ARCHEOGUIDE est un système de réalité augmentée qui permet au visiteur d’un site archéologique de se promener librement tout en bénéficiant de l’accès au contenu multimédia, lequel reconstruit les anciens bâtiments, leurs histoires et leurs architectures ainsi que certains épisodes de la vie quotidienne d’antan. Le système capte la position et l’orientation du visiteur et met à sa disposition les images appropriées, extraites d’une large base de données multimédia et visualisées grâce à des écrans semi transparents. Il existe également des versions de livres électroniques (tablette-ordinateur) et d’ordinateurs bloc-notes (palmtop computer), lesquelles permettent également au visiteur de circuler librement in situ, mais celles-ci n’ont pas l’avantage de la vision simultanée du site réel et du site reconstruit en superposition : elles présentent simplement une simulation du site, dépourvue des contraintes de la visite réelle. Ce projet s’inscrit dans le programme IST de l’Union Européenne dans le domaine de l’Héritage Culturel.

Technologies d’analyse d’images et d’insertion d’informations

La société Total Immersion propose une technologie permettant d’incruster en temps réel des modèles en 3 dimensions à des vidéos. On peut ainsi surimposer à une image que voit le spectateur des objets qui peuvent s’animer. mms://wm.networkworld-na-central.sp...

Des travaux universitaires sur ce type de logiciels ont aboutit à des logiciels permettant de superposer des objets en 3D à une vue d’un objet. Un stagiaire à Erasme a travaillé sur ce sujet : à lire ici.

mercredi 16 avril 2008