#liste_articles {display:block}
designbyinook

|

Musées

|

Diffusion d’images

|

papier électronique

 

papier électronique

Cela commence à bouger du côté de l’e-paper après des années d’attentes. La sortie prochaine des Echo sous forme de papier électronique, l’investissement de 100 millions d’euros pour la création d’une nouvelle usine de production de Plastic Logic remettent au centre de l’actualité ces technologies qui tendaient à devenir l’arlésienne.

Pourtant pour les musées ces technologies semblent tout à fait prometteuses. Ces écrans, éventuellement souples, proposent une résolution proche du papier et peuvent être mise à jour par le réseau. Nous tenons là de bon candidats pour faire évoluer le traditionnel cartel muséographique.

Nous avons déjà travaillé sur ce sujet avec le cartel interactif de Label Bête 2006, mais en utilisant une vidéoprojection, donc une solution impossible à généraliser par son coût et sa maintenance.

L’intérêt d’un cartel numérique vis à vis d’un cartel papier est de permettre des mises jours simples et immédiates et d’autre part de pouvoir proposer un cartel personnalisé aux visiteurs qui le consultent (en lien avec leurs puces RFID) : adaptation de la langue ou du niveau delangage.
Les contraintes sont :
- la qualité de la lisibilité
- la possibilité de mise à jour en réseau
- le coût
- la consommation
- la durée de vie

Les hardwares nomades héritiers du Cybook (Cytale était une start up française qui avait fabriqué ce premier livre électronique et était fondé par Jacques Attali et dirigée entre autre par Marc Devillard / aujourd’hui chez Microsoft France) sont trop chers et sont conçus pour être transportés et manipulés.
Par contre, les écrans bistables issus des technologies d’encre électronique (e-ink issu du Mit ou ses concurrents de Xerox)semblent être en mesure de pouvoir à terme répondre à ces contraintes.

Parmi les industriels lancés dans cette direction, notons :
- Plastic Logic , société anglaise, licenciant la techno e-ink, et ayant levé pas mal d’argent. Voir l’analyse du Gartner, qui évoque (comme nous !) un couplage avec les puces RFID.


- Nemoptic, une société de la région parisienne. Elle vient de sortir un premier prototype, le Sylen, "un projet de livre/journal électronique" (techno issue du laboratoire de physique des solides de l’université Paris-Sud).
- Hitachi a installé un prototype dans le métro de Tokyo (faible résolution semble t’il)
- Prime View International (PVI), Taipei, produit un e-paper 6 pouces. Celui qui est intégré par Ganaxa pour le lecteur des Echo.
- Philips Polymer Vision travaille sur le Readius, dispositif de la taille d’un cellulaire comprenant un écran de 12,7 cm (5 po) déroulable comme un papyrus.
- il y a aussi Epson, Fuji Xerox, Samsung, lequel vient de démontrer une feuille A4.

Aujourd’hui du papier électronique est disponible au format A5 en niveaux de gris à des résolutions d’environ 200 dpi. D’ici un an, il sera disponible en A4 et en 400 dpi (chez Epson notamment), pour le noir et blanc.
En couleur aujourd’hui la résolution est de 130 dpi, elle passera dans quelques mois à 200 dpi. Dans 6 à 9 mois des tels papiers existeront en A4 couleur.

YAM

Pour aller plus loin :
- Article québécois
- Blog de Bruno Rives de la société Tebaldo.

jeudi 18 janvier 2007 par Yves-Armel Martin