
18/02/2025
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Le plan Canopée, initié dans le cadre du volet “adaptation” du plan Climat de la Métropole de Lyon (PCAET), a pour objectif de faire planter au moins 300 000 arbres à l’horizon 2030 et couvrir 30% du territoire en zone surfacique ombragée (que l’on nomme la surface de canopée).
Or près de 70% de cette canopée se trouve sur le domaine privé. Une forte implication des collectivités sur leurs propres domaines est donc indispensable, mais ne sera pas suffisante pour atteindre cet objectif. Il est donc nécessaire d’imaginer de nouveaux modèles d’ingénierie et d’organisation dépassant le cadre public seul, en mobilisant/animant notamment des nouveaux collectifs/partenariats inscrits dans une responsabilité territoriale partagée et durable (entreprises, copropriétés, bailleurs, conseils de quartiers...).

Le Plan Canopée ne se restreint pas aux arbres métropolitains mais identifie, avec ses 4 axes et 30 actions phares, tous les leviers, objectifs et modalités d’un développement tant quantitatif que qualitatif de l’écosystème végétal du territoire, inclus dans une vision large “nature et culture”. Il vise à répondre aux enjeux de la transition écologique et est à ce titre concerné par l’urgence à agir. C’est pourquoi a été conçu le programme Larboratoire, son “poisson-pilote”.
Il est en effet à noter à l’échelle européenne l’émergence de nouveaux modèles de gouvernance et d’économie liés à la végétalisation et à ses bénéfices multiples (maîtrise des risques et lutte contre les îlots de chaleur urbains, amélioration du cadre de vie et de la santé des habitants, soutien économique et développement des filières, protection de la biodiversité et des trames vertes/bleues, valorisation patrimoniale, éducative et sociale…) à même d’étayer la démarche de la collectivité.
Ces modèles participent en outre au développement d’une participation citoyenne active, tant dans le projet que dans les phases ultérieures type gestion, la végétalisation est un sujet propice à la coconstruction du cadre de vie (appétence citoyenne, transversalité des effets, capacitations possibles dans un agenda déterminé)...

Enfin la mise en œuvre d’expérimentations frugales, participatives et déployées en itération ou essai-erreur, représentent aujourd’hui des leviers indispensables au déploiement des plans cadres fédéraux par la proximité avec le terrain/territorialisation des solutions ou innovations qu’elles concrétisent, la possibilité d’évaluer et de monitorer au fil de l’eau ces propositions nouvelles (et de les arrêter si besoin) et l’animation des acteurs territoriaux qu’elles entretiennent.
Les démarches d’innovation ouvertes construites par Erasme depuis la mise en œuvre de son Lab en 2008 mobilisent une pluralité d’acteurs sur des phases alternant des temps courts/accélération de design et de prototypage collectif (Remix, sprint, workshop) et des temps longs d’expérimentation ou de co-développement des solutions imaginées.
Néanmoins ces phases, comme autant d’étapes gouvernées par des acteurs et des logiques différents, souffrent parfois d’une rupture d’actions, distendues par des temps de validation ou d’orientation, nécessitant une (re)mobilisation de partenaires à chaque étape.
La construction d’un programme d’innovation territorial d’ensemble vise ainsi à mobiliser et outiller une communauté d’acteurs (co-concepteurs, porteurs, experts, décideurs, terrains d’utilisation...) au démarrage de projet qui constituent le fil conducteur de sa mise en œuvre sur la durée et des enchaînements d’étapes les plus rapides et les plus souhaitables possibles.

Ils permettent notamment :
Le service Patrimoine végétal & Environnement de la Métropole, son Laboratoire d’innovation ouverte Erasme accompagnés de l’agence d’urbanisme, ont donc construit Larboratoire comme un programme destiné à échelonner la mise en œuvre de solutions nouvelles par des productions participatives et partenariales :

T1 2020 : Construction de l’écosystème, des défis prioritaires à relever et des terrains d’expérimentation associés
10-12 Novembre 2020 : Canopée Remix
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T4 2020 : Orientation et pré-incubation

2021 : Incubation et expérimentation des projets retenus

T4 2021 : Évaluation et orientation de passage à l’échelle territoriale

Les projets produits et documentés dans la phase de conception du Larboratoire ont été organisées autour de deux pôles :
2 projets structurants devant se développer en (co-)pilotage par la collectivité
5 projets de service codéveloppés avec des partenaires autour d’une mise en œuvre territoriale pilote
L’objectif de la présente phase consiste à consolider les maquettes de projets ou services et les expérimenter sur le terrain pour en réaliser une évaluation d’usage et de modélisation pour passage à l’échelle (qu’elle ne pré-valide pour autant pas). Les solutions imaginées sont transmises à des “porteurs” (association, chef de projet interne à la collectivité, PME territoriale...) évoluant dans un environnement favorable à leur développement rapide et experts des typologies de services visées.

Accompagnés par le programme d’“incubation” d’Erasme, ces porteurs vont construire un nouveau projet en hybridant les maquettes d’usages / de service prototypable au contact du terrain d’expérimentation et de leur propre pratiques / activités :
Vous pourrez suivre l’évolution des différents projets par une mise à jour régulière de cette page ainsi que des articles de détail indiqués plus haut !
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